Basiran Tan

Kel Dor, guardian protector

Description:

Basiran Tan est particulièrement costaud pour sa race, mais son masque et ses lunettes protectrices, si caractéristiques aux kel dors, ne peuvent trahir ses origines. Avec ses collègues, il peut adopter un ton autoritaire, empreint de moralisme et avec les années, on le voit plus reclus, amer et moins enjoué. Au lieu de porter des armes, à la suggestion de Ladis, Basiran porte un imposant gant métallique d’une main, et un bouclier de l’autre. Si l’accoutrement est un peu particulier, il n’a qu’un faible intérêt de ce que les autres pensent de lui.

Bio:

Enfance d’un sage Baran Do

La survie de la société kel dor reposait jadis sur les sages Baran Do. Ces initiés à la force utilisaient leurs dons pour voir dans le futur, permettant ainsi de prévenir et de sauver leurs pairs d’intempéries imminentes, particulièrement destructrices et imprévisibles sur Dorin, leur planète d’origine. Or, le développement de technologies de prévisions météorologiques a rapidement supplanté cette tradition qui est devenue, des millénaires plus tard, plus folklorique pour les kel dors que centrale à leur survie.

Dès le jour où Basiran Tan a découvert qu’il pouvait contrôler ses visions prémonitoires, il savait qu’il voulait devenir un sage Baran Do. Non pas pour devenir un diplomate célèbre ou encore moins un jedi. Seulement pour revenir à ses racines, ses traditions et sa culture.

Lorsqu’une délégation de la République vint négocier dans la capitale la contribution des kel dors à la Guerre des Clones, maître Venzati croisa par hasard dans un marché un jeune Basiran Tan qui offrait ses services comme diseur de bonne aventure. Venzati sermonna Basiran en plein marché, affirmant avec véhémence qu’il gaspillait ses talents et utilisait la force à mauvais escient. Le maître jedi le convainquit qu’il ne pourrait qu’avec lui développer son plein potentiel. Le jeune kel dor se laissa persuader. Après tout, il avait beaucoup à apprendre… dans ses visions, Basiran n’avait jamais présagé quitter pour Coruscant le lendemain matin!

Sa formation jedi n’a pas duré que trois mois. Plus que jamais, Basiran savait qu’il ne voulait qu’apprendre à prévoir la météo et autres menaces plutôt que devenir un gardien de la galaxie. Pour lui, l’académie jedi n’était d’abord et avant tout qu’un processus d’endoctrinement. De nature calme et rarement confrontant, le jeune apprenti ne se retenait plus pour opposer maître Venzati sur la philosophie jedi, la conception d’une perpétuelle confrontation du mal et du bien et sur l’utilisation militaire des jedis durant l’actuelle Guerre.

La quête de la pureté

Basiran croit fermement que camper sa position morale sur les côtés sombre et lumineux de la force est biaisé, souvent égocentrique et permet de légitimer facilement la violence au nom de ce qu’il considère n’être qu’un point de vue dogmatique et moralisateur. Le bien pour l’un peut aisément devenir le mal des autres. Un mal à court terme peut aisément assurer le bien pour la suite. Basiran croit davantage à la nécessité de la pureté, que l’action de chacun doit rester en harmonie avec son environnement et ne laisser aucune trace indélébile. La Quête de la pureté, titre d’une série de carnets qu’il traîne avec lui pour écrire ses réflexions, demeure toujours un concept flou qui mérite d’être mieux défini. La pureté est néanmoins au coeur du code moral propre à Basiran.

Cette obsédante quête de la pureté est d’ailleurs la goutte qui a fait déborder le vase à l’Académie. Il était peu à l’aise avec le sabre laser, et surtout avec l’idée qu’une arme si puissante puisse être sur un champ de bataille. Ses réflexions sur la pureté de ses actions le poussa à faire vœu d’être au service des autres, comme tout sage Baran Do fait à sa façon, plutôt qu’enlever la vie. Or, pour maître Venzati, un guerrier dans l’âme, un objecteur de conscience ne méritait pas de poursuivre ses apprentissages. Ce refus de prendre les armes a forcé la discussion inévitable voulant qu’il soit mieux pour les deux parties que le jeune kel dor retourne chez lui. Basiran n’était pas déçu.

Or, c’est ironiquement lors de l’évacuation en trombe de l’Académie, quelques heures plus tard, qu’il réalisa qu’il en avait encore tant à apprendre. Avouons-le, ce serait la moindre des choses qu’un vrai adepte Baran Do puisse présager par ses visions le génocide de ses collègues ainsi que la trahison et la destruction qui en a découlé. Malgré cet échec, après des heures de méditation et de réflexion sur ce pic enneigé, il était néanmoins convaincu qu’il était dans la bonne voie. Un sage Baran Do vit pour protéger les siens. C’est cette idée qui habite Basiran Tan depuis ces vingt années d’exil.

Basiran Tan

Star Wars - Force and Destiny DrLeisure